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7 raisons d’écouter de la musique Baroque
16 juin. 2017 • Panoramas

7 raisons d’écouter de la musique Baroque

Démodée ? Désuète ? Passée de mode la musique Baroque ? Ce genre musical vieux de plus de trois siècles et demi a pourtant posé les bases de la musique moderne. Comment convaincre vos amis, enfants ou collègues réfractaires de s’y intéresser ?

Aujourd’hui, le Club Deutsche Grammophon dépoussière le clavecin, rend le contrepoint et la fugue cools et érige Bach, Vivaldi, Rameau, Scarlatti, Monteverdi, Pachelbel et consorts au rang d’icônes, au même titre que Justin Bieber, One Direction et Lady Gaga.

Voici nos 7 raisons d’écouter de la musique Baroque !

1 – Du Baroque à la pop, il n’y a qu’un pas !

Eh oui, les formes de ces deux musiques en apparence diamétralement opposées se recoupent en de nombreux points. Prenons par exemple la « basse continue ». Démocratisée durant l’ère Baroque, cette ligne de basse répétée obstinément en boucle tout au long du morceau sert d’assise aux autres voix et permet autres instruments d’harmoniser par-dessus ou développer la mélodie. On la trouve notamment dans le célébrissime Canon en ré de Pachelbel.

Eh bien l’écho de la basse continue a traversé les âges jusqu’à atteindre les oreilles de nos musiciens actuels ! Leurs tubes reposent en très grande partie sur des lignes de basses répétées tout au long des morceaux. Eh oui ! Le sempiternel et universel « poooo-polopopopoooo-pooo » de Seven Nation Army des White Stripes, scandé par les supporters des équipes sportives du monde entier est un exemple probant de ce procédé de composition.

2 – Pour avoir l’air précieux lors d’une réception.

En accueillant des amis chez vous à l’occasion d’un dîner, d’une petite sauterie ou d’un anniversaire, pourquoi ne pas leur jouer un petit Concerto brandebourgeois de Bach ? Non seulement vous les impressionnerez, en donnant à votre événement un ton chic et distingué, mais en plus vous ne casserez pas les oreilles de vos (gentils) voisins. Vous reprendrez bien des petits fours, cher ami ?

3 – Pour les Quatre saisons de Vivaldi.

« Y a p’us d’saisons ! » nous disent les anciens à propos du réchauffement climatique ! Eh si. Il y en a. Quatre, de toute beauté, mises en musique par l’immense Antonio Vivaldi. Ces 4 œuvres concertantes, véritables monuments de la musique moderne, font vibrer l’âme musicale de tous, qu’on ait des affinités avec le Baroque ou non !

Les Quatre saisons ont même été recomposés dans une version moderne par le contemporain Max Richter.

4 – Pour réécouter les musiques des grands films du cinéma.

L’ère Baroque aura été à titre posthume une grande pourvoyeuse de musiques de films ! Les émotions exaltées qu’elle transmet à travers ses forts contrastes et son incommensurable expressivité se prête à merveille au 7ème art !

En témoigne notamment cette scène extraite du Silence des Agneaux lors de laquelle Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) fait étal de toute sa folie sur les Variations Goldberg de Bach.

Le célébrissime Adagio d’Albinoni se retrouve dans pléthore de films, dont Le procès d’Orson Welles.

Le Canon en ré de Pachelbel est quant à lui un grand classique des scènes de mariage. On se rappellera aussi du Concerto pour piccolo et corde en do majeur de Vivaldi, utilise dans L’Enfant sauvage par François Truffaut…

5 – Parce que les ancêtres vocaux de Michael Jackson et de Prince étaient les hautes-contre baroques français !

Et c’est l’un des plus grands contreténors actuels qui le dit ! En effet, Gérard Lesne déclarait : « Ça étonne tout le monde les voix de haute-contre, mais quand on écoute Michael Jackson ou Prince, c’est rien d’autre que des voix de haute-contre… ». Rien d’autre, vous entendez ? Quand on sait que les hautes-contre étaient très utilisées dans les opéras français baroques de Lully et de Rameau ! Le pont est fait entre le Rock et le Baroque… Baroque’n’Roll, vous dit-on !

Ecoutez l’amplitude vocale de Michael Jackson.

6 – Pour écouter des instruments qu’on a oubliés !

Eh oui, les instruments pour lesquels composaient Bach, Vivaldi, Couperin, Rameau ou encore Purcell n’étaient pas les mêmes que ceux que nous connaissons aujourd’hui. On pense notamment au clavecin – le lointain ancêtre du piano moderne –, mais aussi à la viole de gambe – l’aïeule du violoncelle –, au luth, au théorbe, à l’orgue, à la mandoline… et à la flûte à bec ! Oui, vous, qui lisez cet article, savez sûrement jouer d’un instrument Baroque. Bien ou pas, là n’est pas la question.

Ecoutez le Concerto pour mandoline en do majeur de Vivaldi par Avi Avital.

7 – Pour tous ces airs qui vous trottent dans la tête.

En lisant cet article, vous avez déjà sûrement reconnu plusieurs mélodies (le Canon de Pachelbel, les Quatre saisons de Vivaldi, l’Adagio d’Albinoni…). La musique baroque a traversé les âges et est encore beaucoup jouée aujourd’hui, depuis son regain de popularité au milieu du 20ème siècle. Qui n’a jamais fredonné l’Air sur la corde de sol de Bach ? Ou la Toccata et fugue ?

Nemanja Radulovic interprète l’Air sur la corde de sol et la Toccata et fugue dans son album « Bach ».

Alors convaincu ?

Découvrez l’album Baroque Gold ici