Album

Sirba Orchestra!
Sirba Octet

Sirba Orchestra!

Sortie : 4 mai 2018 • Label : Deutsche Grammophon

En 2003, le violoniste Richard Schmoucler prend le pari de créer un ensemble à mi-chemin entre l’académisme classique et les musiques klezmers et tziganes, le Sirba Octet. Il s’associe alors à cinq de ses amis musiciens de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre National de France, un pianiste, un cymbaliste traditionnel et à Cyrille Lehn qui devient l’indissociable arrangeur de l’ensemble. À l’origine, son fondateur n’a pas la volonté de transmettre mais plutôt de proposer des programmes musicaux en lien avec ses souvenirs d’enfance et des réunions de famille dans lesquelles les musiques yiddish et tzigane tissaient des liens d’amour et de joie au rythme des danses et des mélodies. Ce patrimoine oral et immatériel des musiques populaires d’Europe de l’Est que lui ont transmis ses parents et grands-parents sera le vivier d’inspiration de Richard Schmoucler tout au long de sa conception musicale pour le Sirba Octet. Pour les musiciens, c’est une rencontre entre la tradition orale et la tradition écrite, un mélange de classique et de musiques du monde qui place l’ensemble dans un univers inédit : celui du « Classic World ». Cette formation prestigieuse et virtuose rencontre très vite son public et le succès grâce à une grande énergie communicative.
Un premier album A Yiddishe Mame sort en 2005 chez Naïve Classique. Le chemin du Sirba Octet croise ensuite celui de la chanteuse Isabelle Georges. Ils créent un programme qui fusionne leurs terrains de jeu respectifs, entre répertoire traditionnel et comédie musicale américaine. De cette rencontre naît l’album Du Shtetl à New York qui paraît chez Naïve Classique en 2009. Leur complicité se prolonge pour une création avec orchestre et un 3e album en 2010, Yiddish Rhapsody. Cette co-commande du Sirba Octet et de l’Orchestre de Pau / Pays de Béarn sous la direction de Fayçal Karoui rencontre depuis sa création d’autres orchestres en France et à l’étranger, et fait notamment l’objet de représentations au Théâtre des Champs Elysées, au Musikverein et au Japon. Richard Schmoucler se plonge inlassablement dans le répertoire des musiques de l’Europe de l’Est et choisit de mettre à l’honneur les airs des danses traditionnelles dans un nouvel album qui s’intitule Tantz !. Il parait en 2015 chez la Dolce Volta puis est réédité par Deutsche Grammophon en 2017. L’amitié qui unit le Sirba Octet à l’Orchestre de Pau / Pays de Béarn les conduit en 2015 à créer un nouveau programme Sirba Orchestra ! au cœur des mélodies russes, roumaines, moldaves ou de traditions ashkénazes. Le Sirba Octet invite Nicolas Kedroff et son instrument magique de Russie, la balalaïka, pour sublimer quelques titres.

Un parcours sans frontières aux accents multiples, festifs, mélancoliques ou passionnés. Un cabaret d’airs russes qui célèbre les chansons d’amour, Otchi Tchornye (Les Yeux noirs), Ya Vstretil vas (Je vous ai rencontré) ou encore Kalinka (Ma petite baie), et ses romances incontournables Cocher ralentis tes chevaux, ou Katioucha, jeune fille amoureuse d’un soldat parti à son devoir, défendre sa patrie… Autant d’histoires de vie et d’émotions qui se synthétisent autour de la pièce yiddish centrale pour orchestre, Gayen zay in shvartze Reien, un chant du ghetto, à la fois illuminant et bouleversant. Des chansons folkloriques juives qui ont fait le succès des Barry Sisters, Sirba Octet reprend Zug es Meir Noch Amool, (Dis-le moi encore) et fait un pont musical dans une ambiance Jazz Yiddish des années 50. Le Sirba Octet, l’orchestre et la balalaïka se répondent tour à tour et passent naturellement à des musiques de cabaret tziganes russes avec notamment le célèbre titre Valenki (Bottes de feutre), écrite par les tziganes nomades ou à des danses traditionnelles roumaines ou moldaves, Tata vine pastele (Papa, pâques arrive !) et la Suite de Moldavie, medley de Doinas, chants apparus chez les bergers.
Un programme riche d’histoires, un projet musical insolite pour trois entités solistes, qui a pris vie dans cet album au côté du Sirba Octet grâce aux talents de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège sous la direction de Christian Arming, et de Nicolas Kedroff avant de s’envoler vers d’autres formations symphoniques.