Max Emanuel Cencic

Max Emanuel Cencic

Le contre-ténor croate Max Emanuel Cencic est l’un des chanteurs d’opéra les plus doués de sa génération. L’ex-choriste des Petits Chanteurs de Vienne entame une prolifique carrière sur scène dès 1991 en chantant pour les plus grands chefs d’orchestre, doublée d’une série d’enregistrements allant de La Flûte Enchantée à l’Orfeo de Gluck et différentes oeuvres…

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Biographie

Max Emanuel Cencic naît à Zagreb (Croatie) le 21 septembre 1976.

En 1987, après des études de chant poussées, le jeune chanteur entre dans le choeur des Petits Chanteurs de Vienne en tant que soprano. Il y fait ses classes jusqu’en 1992, lorsqu’il reçoit des propositions pour se produire sous la baguette de grands chefs d’orchestre qui ont eu vent de ses performances dans Le Messie de Georg Friedrich Haendel ou le Requiem de Mozart (publiées sur le label Capriccio).

En 1991, Sir Georg Solti le choisit pour chanter le rôle principal de La Flûte Enchantée (Decca). Nikolaus Harnoncourt en fait de même pour sa propre version. Max Emanuel Cencic se distingue ensuite dans L’Orfeo de Gluck en 1995, Demofoonte de Jomelli et Crémone et Serse de Haendel en 1996.

L’année 2001 le voit changer de tessiture, sa voix ayant mué dans un registre de contre-ténor. Il s’exerce alors pendant plusieurs années sur des cycles de lieder avant de reprendre des rôles plus importants. En 2007, il chante le rôle féminin de Sposa dans l’opéra Sant’ Alessio de Stefano Landi, aux côtés de Philippe Jaroussky.

Parallèlement à des oeuvres peu connues du répertoire (Andromeda Liberata, Medée d’Aribert Reinmann), Max Emanuel Cencic approfondit le répertoire de Georg-Friedrich Haendel en enregistrant successivement les opéras Rodrigo et Faramondo (2008) ainsi que la sélection Opera Arias en 2010. En 2011, le contre-ténor revient à Vivaldi avec la sortie de l’opéra Farnace en intégrale et une série de représentations avec le chef Diego Fasolis, notamment au festval d’Ambronay (Ain).

L’année suivante, c’est avec son compère Philippe Jaroussky qu’il opère dans le rare opéra Artaserse de Vinci. Il effectue ensuite un nouveau voyage dans l’âge d’or de la Sérénissime en compagnie de l’ensemble Il Pomo D’Oro et de son chef Riccardo Minasi pour le récital Venezia : Opera Arias of the Serenissima paru début 2013. Cette même année, Max Emanuel Cencic se plonge dans le répertoire du compositeur allemand Johann Adolph Hasse (1699-1783), qu’il réhabilite dans le récital Rokoko : Hasse Opera Arias, en compagnie de l’orchestre Armonia Atenea, placé sous la baguette de George Petrou.