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A la découverte du nouveau prodige Seong-Jin Cho
2 déc. 2016 • ActualitésSeong-Jin Cho

A la découverte du nouveau prodige Seong-Jin Cho

Tout juste un an après avoir remporté le Concours international de piano Frédéric Chopin, Seong-Jin Cho grave son premier disque studio chez Deutsche Grammophon.

Seong-Jin Cho inscrivait ainsi son nom dans l’impressionnante liste des lauréats des éditions précédentes, qui compte notamment Maurizio Pollini (1960), Martha Argerich (1965), Krystian Zimerman (1975), Yundi Li (2000) ou encore Rafal Blechacz (2005)..

Seong-Jin Cho Chopin

D’une maturité exemplaire, ses prestations du concours furent enregistrées et une sélection des meilleures d’entre elles parurent un mois plus tard sur l’album « Seong-Jin Cho : Winner of the 17th International Fryderyk Chopin Piano Competition Warsaw 2015 », chez Deutsche Grammophon

Le jeune pianiste fut immédiatement propulsé au rang de star en Asie, où des files d’attentes se formaient devant les magasins de disques. L’album atteignit même la première place du top album pop sud-coréen ! Le succès le suivit également en France, son pays d’adoption depuis 2011 – il étudie avec Michel Béroff au Conservatoire de Paris –, où l’album fut chaleureusement reçu par la critique et par le public. Classica dit de lui qu’il « dépasse la simple prouesse technique pour offrir une lecture juste, sans faute de goût » tandis que Diapason surenchérissait : « sa sonorité est ronde, profonde sans être lourde, ses pianissimos sont toujours timbrés et ses fortissimos jamais cognés. »

 

Chopin: Piano Concerto No.1 - Ballades - Seong-Jin ChoUn an plus tard, Seong-Jin Cho revient avec son premier enregistrement studio chez Deutsche Grammophon : le premier Concerto pour piano de Chopin – accompagné par le LSO dirigé par Gianandrea Noseda  – ainsi que ses 4 premières ballades pour piano. L’album fut réalisé aux Studios Abbey Road de Londres.

Cho avait déjà interprété le concerto lors de la finale du concours, dans un jeu « solide et plein d’esprit » (Classica).

« Je trouve que le Premier Concerto doit beaucoup à l’opéra, par exemple dans l’ornementation » commente-t-il. « Il a donc été particulièrement intéressant de travailler cette partition avec Gianandrea Noseda qui dirige tellement d’opéras. »

Quant aux 4 ballades, Seong-Jin les écoutait jeune sur le mythique enregistrement Deutsche Grammophon de son ainé, Krystian Zimerman. « Personnellement, j’ai trouvé que c’était beaucoup plus difficile que l’enregistrement du premier Concerto. J’ai dû déployer plus d’énergie quand je les ai enregistrées en studio » raconte Seong-Jin Cho. Il distingue notamment la seconde ballade, celle présentant à ses yeux le « plus grand contraste. Elle a une sorte d’innocence, elle est très pure, presque comme un ange chantant depuis les cieux. Soudain, elle se meut en la mineur, et c’est comme si une tornade venait. »

Un an s’est écoulé entre le concours et cet album proposant un programme pour le pianiste coréen qui peut y déployer son art de la caractérisation et d’une expression subtile. Classica nuançait sa critique de l’opus précédent par « Il fait preuve déjà d’une musicalité qui se nourrira des expériences de la vie ».  Voici peut-être l’album de maturité d’un artiste parmi les plus prometteurs de son temps.


Seong-Jin Cho

« Chopin: Piano Concerto No. 1 –  Ballades »

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